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Site dédié à l'élevage amateur d'oiseaux exotiques à bec droit

Il arrive, relativement rarement heureusement, que nos oiseaux se blessent dans nos cages et volières… Cette situation est très délicate, et on doit avant tout apprendre à la prévenir. Mais lorsqu'il est trop tard, ou que notre bonne prévention n'a pas pu empêcher un cas de blessure, il faut alors savoir que faire, et vite, souvent dans l'urgence. Les possesseurs d'oiseaux en cages et volières doivent donc être informés d'emblée, car assumer les cas de blessures fait partie du rôle de l'éleveur qui détient des oiseaux en captivité.
Ce article a pour but de vous familiariser avec le sujet, afin d'éviter la panique dans un cas de blessure d'un de vos oiseaux. Vous pourrez aussi retenir les éléments clefs qui vous permettront de bien réagir en pareil cas.

Les blessures les plus fréquentes dans nos cages et volières sont le cas de l'ongle coupé trop court, donc conséquence d'un soin, la plume qui saigne, les blessures liés aux conflits (œil crevé, doigt manquant,…) et enfin le plus grave sans doute, la fracture, d'une aile ou d'une patte.


Commençons par le rôle de la prévention, qui reste le meilleur moyen d'éviter ces blessures.
Il faut savoir que ces blessures se produisent le plus souvent quand l'oiseau est effrayé, et vole délibérément en se heurtant dans tous les coins de la cage ou aux parois de la volière ; il peut aussi tenter de s'échapper à travers les barreaux et se coincer les ailes. Sans oublier les disputes avec les autres congénères.
Pour diminuer au maximum le risque de blessures de ses oiseaux, il faut être attentif à leur comportement, et surtout éviter leur stress.


Lorsqu'on s'aperçoit d'une blessure, il est primordial de réagir vite, afin de parer le risque d'infection, ou de toute autre aggravation possible de la blessure.
Ne surtout pas paniquer pour ne pas stresser l'oiseau davantage. Le soigner rapidement si c'est possible, et le séparer de ses autres congénères. Si ça semble trop grave, n'oubliez pas le rôle du vétérinaire qui est de soigner nos petits oiseaux préférés quand c'est impossible pour un non professionnel. Nous reparlerons du rôle du vétérinaire plus bas.


Dans le cas d'un ongle coupé trop court, il faut appliquer un petit morceau d'ouate hémostatique avec un peu de désinfectant, jusqu'à ce que l'oiseau cesse de saigner.

Pour la plume qui saigne, il faut l'arracher tout de suite avec une petite pince à épiler, car une plume cassée à son départ ne repousse pas ! Appliquer un petit morceau d'ouate hémostatique avec un peu de désinfectant, jusqu'à ce que l'oiseau cesse de saigner (démarche à suivre lors de tout saignement).


        Dans le cas d'oiseaux mutilés suite à des conflits (oeil crevé, doigt manquant, ...), différentes démarches en fonction du cas qui se présentent, mais avant tout, et quelque soit la blessure, isoler l'oiseau pour que sa situation ne soit pas aggravée, et revoir la composition du groupe d'individus concerné.


        Pour tout ce qui se rapporte au doigt, ça pourra être traité sans la consultation du vétérinaire, il faudra juste bien désinfecter tous les jours.

        Dans mon expérience personnelle, j'ai été confronté à plusieurs reprises à des doigts abîmés : à chaque fois le doigt est mort (le doigt mort est de couleur noire). Je me souviens d'un cas récurrent de l'oiseau qui se coince les doigts avec des brins de fil qui servait au rembourrage des nids ; l'oiseau était en volière de semi-liberté, ce qui fait que je me suis aperçu de sa blessure tardivement… Heureusement ça s'était ainsi résorbé naturellement.


        Pour un oeil crevé il faudra l'intervention du vétérinaire car ça peut être très dangereux. Toutefois, il arrive que ce type de mutilation se règle tout seul, mais il faut être très prudent et très attentif. Une infection à ce niveau peut être très grave. A noter que souvent un oiseau borne sera plus agressif qu'auparavant car moins en confiance avec son environnement qu'il perçoit moins bien : il faut donc veiller à sa bonne réinsertion une fois la blessure guérie.


        Concernant les fractures, mieux vaut ne pas essayer de soigner l'oiseau soi-même.

        Dans mon expérience personnelle, j'ai déjà eu un de mes oiseaux qui s'est cassé l'aile… La cause : il s'était coincé l'aile dans les barreaux de sa cage.

        Les cas de fractures les plus fréquents sont au niveau de l'aile. Le traitement de la fracture est vraiment délicat, il faut donc systématiquement faire appel à un vétérinaire. Par ailleurs, les conduites à éviter sont à connaître :

        Ne jamais utiliser de poudre cicatrisante ! En effet, cette poudre fréquemment vendue en animalerie est loin d'être un remède « miracle »…  Elle est bien trop forte et bien trop puissante pour nos petits oiseaux exotiques. De plus, il y a le risque que la poudre s'éparpille à cause de la turbulence naturelle de nos oiseaux : elle pourrait alors pénétrer dans les yeux ou dans les voies respiratoires...

        Ne surtout pas tordre inutilement l'oiseau dans tous les sens ! En effet, le membre fragilisé (aile ou patte) pourrait être encore abîmé puisque l'oiseau est souvent tenté de se débattre.
N'oublions pas qu'un oiseau est entièrement handicapé dans le cas des fractures, puisqu'il est incapable de voler… Sa volonté de résister pourrait le conduire à des maladresses, et l'oiseau peut même aggraver son cas tout seul en se débattant…
Il est donc primordial de l'isoler de ses compagnons, et dans une cage si possible dépourvue de perchoirs.

        La fracture peut parfois se guérir totalement, si elle est bien traitée.

        La fracture est le type de blessure pour laquelle le vétérinaire est particulièrement nécessaire. Pour emmener l'oiseau chez le vétérinaire, il faut le placer dans une petite cage avec trois cotés fermés.
Bien sûr certains vétérinaires seront dépourvus quand il s'agit de traiter de si petits animaux, qui changent des chiens et chats ! Mais dans tous les cas, ils seront au moins de bon conseil, et pourront vous fournir le nécessaire pour immobiliser le membre fracturé, ce qui est la seule façon d'y remédier.
Cette démarche s'impose quand il s'agit de faire cesser, ou d'atténuer, les souffrances de l'oiseau, que l'on ne peut pas négliger.


        Toutes les blessures se soignent si elles ne sont toutefois pas trop graves, et traitées à temps. La visite chez le vétérinaire s'impose donc pour certaines blessures que l'on ne peut pas contrôler, et il faut aussi être vigilant pendant la phase de convalescence, pour éviter les complications.

        Après les blessures, et surtout dans le cas des fractures, l'oiseau peut garder un handicap. Il est nécessaire de bien aménager sa nouvelle vie en prenant compte de ses nouveaux problèmes physiques. Les oiseaux peuvent être sans pitié entre eux, il faut être particulièrement vigilant pour une bonne réintroduction de l'oiseau parmi ses congénères.
Il ne faut pas oublier qu'un oiseau saute, donc dans le cas où l'oiseau ne peut plus  voler, il faut bien aménager son environnement, en n'écartant pas trop les perchoirs de sa cage. Il faut aussi veiller à sa tranquillité, et mieux vaut ne plus le faire se reproduire.


        Un oiseau blessé n'est donc pas forcément un oiseau perdu, à nous de bien réagir et de prendre les dispositions nécessaires !


Article préparé pour Oisoxotic par Guillaume et Sylvain