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O i s o x o t i c
Site dédié à l'élevage amateur d'oiseaux exotiques à bec droit
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Introduction, et présentation du Comité Radicalement Anti Corrida
Le Comité Radicalement Anti Corrida (CRAC), la plus ancienne association dans cette lutte si difficile et spécifique, fut créé en 1991, à l'initiative de Jacques Dary et Aimé Tardieu. Comme tous les combats, la lutte contre la torture tauromachique a évolué au fil du temps. Ainsi, de « Réformiste », le CRAC est devenu « Radical », comme d'autres structures qui ont pris conscience qu'une seule voie était possible et acceptable : l'abolition pure et simple, à terme, de cette pratique barbare. Le CRAC, association (loi 1901) indépendante et autonome, a pour objectif l'abolition, à terme, de cette pratique abjecte qui ne peut que révulser tout individu normalement constitué. Pour l'année 2003, nous avons initié, en collaboration avec de nombreuses structures, une campagne d'affichage à Carcassonne et Montpellier qui fut un vrai succès médiatique. En effet, une telle campagne avec des panneaux de 4 mètres sur 3 n'avait jamais été réalisée en France. Compte tenu de son succès, nous continuerons l'année prochaine avec d'autres villes.
Thierry Hély, Vice-Président du CRAC Jean-Pierre Garrigues, Président du CRAC
(Paragraphe paru dans Animauzine)
Grâce à l'aide de Jean Pierre Garrigues, le président de cette association, Oisoxotic vous propose ce mois ci un dossier consacré à la dénonciation de la corrida.
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Complément…
Plus de 40 000 Internautes ont déjà visité le site Internet / http://www.anticorrida.org Découvrez le !
Christel DELORME Secrétaire générale
Alliance pour la suppression des corridas Mouvement national autonome, indépendant de toute structure fédérale B.P. 85 - 30009 NÎMES Cedex 4 - Tél. & fax : 04 66 64 22 97
PARUTION DU DEUXIEME OUVRAGE DE LA PRESIDENTE DE L'ASSOCIATION Face à l'habit de lumière cousu d'ombres opaques, la plume de l'auteur de On est toujours le taureau de quelqu'un devient tour à tour langue acérée, dent incisive, doigt dénonciateur ! Les noirs croquis de Cabu, Charb, Luz, Bellue et Tignous, souvent hilarants, font grincer les pages. Claire Starozinski s'engage dans l'arène, défie les tueurs, brave les tribuns, désarme la plèbe. Aux côtés du taureau dont la souffrance la pénètre jusqu'à la moelle de ses origines, elle combat pour la plus noble des causes : défendre les droits du plus faible. Un livre dont les coups de cornes non afeitées devraient à la fois saisir aux tripes les bien-pensants qui se grisent d'effluves rouges et rappeler aux justes qu'il ne faut pas succomber au sommeil ! Que la lutte continue ! L'ouvrage ne contient aucune photo choquante, vous pouvez donc le commander sans crainte de voir votre sensibilité mise à rude épreuve. Il est en vente au prix de 11 €, port inclus. Pour le commander, il suffit de nous faire parvenir un chèque avec vos coordonnées à Alliance pour la suppression des corridas.
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Communiqué du CRAC :
1) La législation française
Depuis cinquante ans, il est dans la législation française une loi injuste, en contradiction avec le principe même de la République "Une et indivisible". C'est la loi du 24 avril 1951, dite loi "Ramarony-Sourbet". Ce texte a, en effet, initié l'alinéa 3 de l'article 521-1 du Code Pénal, ainsi que les articles R 654-1 et R 655-1, introduisant une tolérance en faveur des spectacles de corrida "lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée". L'utilisation abusive de cette "tolérance" par les pro-corridas, ainsi que son interprétation exagérément extensive par de nombreux magistrats font que les organisateurs de ces spectacles peuvent tout se permettre et ce, en dépit de la condamnation formelle des actes de cruauté et des sévices graves envers les animaux mentionnée à l'alinéa de ce même article. Cette contradiction législative est une iniquité qu'un pays profondément démocratique comme le nôtre se doit d'abolir, sachant de surcroît qu'une large majorité de Françaises et de Français est opposée à ces pratiques barbares (sondages 2000 à Toulouse et 2001 à Fréjus). Il nous paraît donc essentiel et urgent de voir nos députés se pencher sur ce cas et œuvrer dans le sens d'une abrogation de l'alinéa 3 de l'article 521-1 du code pénal. Nous travaillons en ce sens auprès d'eux. Depuis 1951, de nombreuses dérogations ont permis au lobby tauromachique de poursuivre ses pratiques sur le territoire français pour arriver à la situation actuelle : les arènes sont de fait assimilées à des abattoirs et les taureaux de combat sont donc des animaux de boucherie. Peut-on imaginer fin plus abjecte pour un animal que sa torture juste pour le plaisir d'une foule sanguinaire ?
Par ailleurs, un arrêté du 20 décembre 2000, modifiant l'arrêté du 9 juin 2000 relatif à l'abattage des animaux de boucherie accidentés, met la France dans l'illégalité européenne la plus totale puisqu'il permet la consommation de viande de taureau destinés aux corridas, alors que l'AFSSA reconnaissait le 1er juin 2001 que les sévices subis par l'animal pendant une corrida favorisait la dissémination des prions dans tout le corps de l'animal. Cette viande est donc officiellement susceptible de transmettre à l'homme la maladie de Kreutzfeld-Jacob. Au regard de la directive européenne 00/ 418/CE, la viande de taureau de corrida doit être considérée comme impropre à la consommation (cette directive est applicable depuis le 31 décembre 2000). M. Glavany, ministre de l'Agriculture, s'est donc permis de sortir la corrida du cadre de la Loi.
2) L'Education
Dans le domaine de l'éducation, un certain nombre d'enseignants, de chefs d'établissement ou de recteurs d'académie permettent au lobby tauromachique de pratiquer une propagande scandaleuse auprès des jeunes. Que penser quand des toreros ou picadors viennent, sous couvert de projet pédagogique, faire du prosélytisme dans des établissements d'enseignement et proposent à des enfants de venir voir des corridas (pour être capable de "bien" torturer, il faut commencer jeune)? De plus en plus d'enseignants s'élèvent contre ces pratiques et interpellent proviseurs et recteurs, ainsi que le ministre de l'Education Nationale. Que penser quand des fonds publics sont utilisés dans des écoles tauromachiques (Arles par exemple) pour apprendre à des jeunes issus de milieux défavorisés à torturer des veaux et de jeunes taureaux? Tout ceci signifie qu'en France, en ce début de troisième millénaire, des "travaux pratiques de torture" sont enseignés à de jeunes adolescents. Au sein de notre association, nous considérons que les divers combats contre la cruauté ne sont pas opposables mais complémentaires. Par ailleurs, si la mort est inéluctable, en revanche la cruauté et la souffrance infligée pour le lucre et le divertissement ne le sont pas. Les promoteurs de la corrida voudraient voir porter la torture codifiée du taureau et du cheval aux sommets de l'Art et de la Culture, soutenus en cela par la loi, l'argent et, trop souvent, les médias.
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3) Les finances
Dans le cadre des ferias, les corridas sont payées sur les budgets municipaux. Même à Nîmes, l'arène la plus fréquentée de France, les courses de taureaux, déficitaires, sont financées par le contribuable. On imagine l'ampleur du déficit dans des arènes de moindre importance. La France entière ne compte pas plus de 5000 amateurs de corridas. Aussi, pour remplir une arène, il faut une feria. Ce genre de fête attire des visiteurs, parfois venus de loin, en leur offrant de nombreux divertissements gratuits, payés par les contribuables : spectacles équestres, concerts de rue, etc... Sans cette immense subvention municipale qu'est la feria, les arènes resteraient vides et les corridas disparaîtraient. En revanche, la feria n'a nul besoin de tauromachie pour prospérer !
4) Les fraudes
Le taureau de corrida n'est pas un "fauve" mais un animal domestique et herbivore de surcroît. Il ne devient dangereux qu'enfermé dans une arène où coups et blessures l'obligent à se défendre. Les éleveurs, par sélection génétique, produisent des taureaux sans danger qui chargent les chiffons rouges et non les hommes qui brandissent ces chiffons. L'alimentation artificielle au "pienso compuesto" donne des taureaux énormes, impressionnants, mais trop gras pour être réellement dangereux. L'afeitado, fraude la plus connue, consiste à scier les cornes. L'afeitado chimique consiste à droguer les taureaux pour les abrutir avant la corrida. Les picadors, bien à l'abri sur leurs lourds chevaux caparaçonnés, infligent aux taureaux, à coups de pique, de larges et profondes blessures contre la colonne vertébrale. Ces blessures, à la fois paralysantes et hémorragiques, rendent les bêtes invalides dès le début de la séance de torture. Les examens vétérinaires révèlent que la moitié des taureaux massacrés en corrida étaient gravement malades.
5) La corrida et l'Union Européenne
De nombreux arguments vont dans le sens d'une abolition totale de cet anachronisme barbare au sein de l'Union Européenne. Nous avons déjà abordé l'aspect illégal des pratiques de la corrida en ce qui concerne la commercialisation de la viande de ces taureaux en France. Mais dans le cadre de la future constitution européenne, c'est l'aspect éthique qui nous semble particulièrement important. Nous sommes au début du troisième millénaire, l'Europe comptera bientôt 25 membres. Il est grand temps que l'Union prenne des décisions courageuses pour abolir le symbole même de l'obscurantisme et du repli identitaire : la corrida, que nous appelons plutôt la « torture tauromachique » pour bien restituer le problème. Car il s'agit bien d'une torture, infligée à un être vivant sensible qui ne peut rien faire d'autre que de subir le bon vouloir de ses tortionnaires.. L'évolution des législations dans les différents pays de l'Union va dans le sens d'une prise en compte de plus en plus grande du bien-être animal. C'est le cas en Allemagne, en Hollande, c'est également le cas en Suède : Mme Margareta Winberg, ministre suédoise de l'agriculture, n'a-t-elle pas déclaré que « les animaux sont des êtres pensants avec une valeur intrinsèque » ? en Espagne même, la population est de plus en plus opposée aux corridas et des manifestations contre cette barbarie rassemblent régulièrement plusieurs milliers de personnes. En France, y compris dans les villes taurines, plus de 80% de la population déclarent que la corrida ne fait pas partie de leur culture. Pour que l'être humain évolue vers un plus grand respect de ses congénères, il doit également respecter l'ensemble du monde du vivant. Marguerite Yourcenar ne disait-elle pas que les plus grands bourreaux et assassins se sont toujours fait la main sur des animaux ?
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