O i s o x o t i c

Site dédié à l'élevage amateur d'oiseaux exotiques à bec droit

Tout d'abord, il faut faire la distinction entre les différents types de magasins susceptibles d'abriter une animalerie :

- Le magasin spécialisé : lieu où l'on ne trouve que des animaux (chiens, chats, oiseaux, poissons, rongeurs) ainsi que le matériel et la nourriture pour leur bien être.

- Les jardineries qui ont une partie animalerie (cas le plus fréquent) : lieu où l'on peut se procurer tout ce qu'il faut pour le jardinage, la décoration du jardin et/ou de la maison et aussi des animaux et tout le matériel et la nourriture.

- Les magasins de bricolage : qui se mettent de plus en plus à vendre des animaux, (hélas pour eux) là, on trouve aussi bien du ciment ou des meubles de salle de bain que des poissons rouges ou des perroquets…..sans commentaire.

- Je m'abstiendrai de porter un jugement de valeur sur les
oiselleries, car c'est un cas à part. En effet, contrairement aux animaleries, dans l'oisellerie, comme son nom l'indique, on ne vend que des oiseaux et des articles uniquement destinés aux oiseaux. Les gérants sont donc souvent davantage des spécialistes, et même souvent ce sont des passionnés qui en ont fait leur métier… De plus, ce sont la plupart du temps des petits commerces indépendants, et non des chaînes nationales…

   Les animaleries sont très pratiques (voir plus loin) à bien des points de vue, mais là, nous allons nous placer du point de vue des oiseaux et des éventuels acquéreurs.

     « Traçabilité » des oiseaux :

Souvent, ils arrivent dans le magasin après avoir fait un séjour chez un grossiste en animaux familiers, spécialiste de la revente, donc, on ne sait pas d'où ils viennent (élevage, prélèvement dans la nature ?) ni dans quelles conditions ils ont été élevés ou capturés.
Bien que ce soit
interdit par la loi, certains magasins acceptent de prendre des oiseaux venant de particuliers souhaitant se « débarrasser » d'une trop nombreuse progéniture, bien souvent contre rien du tout ou alors en échangeant leurs protégés contre un autre oiseau ou une friandise quelconque.

     Bien être des oiseaux :

Les oiseaux peuvent-il être « bien » dans une cage surpeuplée, avec un néon au dessus d'eux 10 h/jour, soumis à un stress permanent d'une part par les clients curieux (pas forcément pour acheter) qui viennent les observer de près, souvent qui tapent sur les barreaux des cages pour les faire déplacer et d'autre part, avec des congénères avec lesquels ils ne s'entendent pas forcément et qui peuvent se montrer hostiles ? La réponse est évidemment : non.
(Il faut néanmoins reconnaître que certaines enseignes (hélas trop rares) ont fait un effort en isolant les oiseaux du reste de l'animalerie pour qu'ils ne subissent pas le bruit et la présence permanente du public).

     Hygiène :

Bien souvent, par manque de personnel et donc de temps, les cages ne sont pas nettoyées aussi souvent qu'il le faudrait, ainsi que les mangeoires et les abreuvoirs. Les animaliers n'ont pas le temps (souvent) de mettre des baignoires aux oiseaux qui leur permettraient de se dépoussiérer, de se déparasiter et ainsi d'entretenir leur plumage, la nourriture fraîche ainsi que l'os de seiche (précieux pourvoyeur de calcium) font également défaut dans les magasins quand ce n'est pas la nourriture et l'eau qui sont distribuées en quantités insuffisantes, inacceptable ! (J'ai personnellement vu cela dans un magasin de bricolage)

     Risque de contagion :

Il est évident que plus on va concentrer d'animaux dans un même endroit, plus on aura de risque de contamination par des maladies ou des parasites. D'où pour l'acheteur le risque d'acquérir un oiseau malade et qui, malheureusement, mourra dans un laps de temps assez court si rien n'est fait pour diagnostiquer et traiter l'affection.

     Les animaux « marchandises » :

Les animaux (et les oiseaux donc) sont souvent beaucoup plus chers en animalerie que chez l'éleveur. Ceci s'explique d'une part parce que l'animalier doit « faire du chiffre » et d'autre part, un nombre important d'oiseaux meurent avant même d'arriver à l'animalerie et pendant leur séjour dans le magasin. D'où « l'obligation » de vendre les animaux souvent 2 à 5 fois plus chers pour pouvoir rentabiliser le commerce. Les animaux ne sont considérés que comme de la marchandise vivante, qu'il faut vendre coûte que coûte et à n'importe qui. Les oiseaux étant fragiles, ils paient un lourd tribut à ce commerce très lucratif…

     Besoin de conseils ?

Alors là, cela dépend vraiment sur qui vous tombez ! Soit vous avez de la chance et le vendeur sera sérieux, passionné, prendra le temps de savoir dans quelles conditions vous allez accueillir l'oiseau, si vous avez déjà possédé des oiseaux, etc…, et vous conseillera sur l'entretien, les habitudes de l'espèce choisie ainsi que la nourriture et l'espace dont elle a besoin. Soit, vous n'avez pas de chance (cas le plus fréquent), et votre vendeur se contentera de vous faire choisir l'animal qui vous plaît le plus dans la cage, l'attrapera, le mettra dans une boîte et répondra à peine à vos questions car il ne sait pas grand chose sur ce qu'il vend. Ce qui est inacceptable, encore une fois !
En règle générale, il ne vaut mieux pas demander de conseils aux vendeurs dans les animaleries.

     Comment éviter de croiser toutes ces dérives ?

Avant d'acquérir un oiseau dans une animalerie, il ne faut pas s'arrêter à la première enseigne venue, il faut aller en visiter plusieurs avant d'arrêter son choix sur celle qui semble donner les meilleures conditions de vie et d'hygiène aux oiseaux. Boycottez et faites boycotter les enseignes qui ne respectent pas les animaux !
Evidemment, le mieux est de rechercher un éleveur sérieux qui saura vous vendre un animal de qualité, en bonne santé, souvent moins cher que dans une animalerie et, fait non négligeable, pourra vous conseiller tout au long de la vie de votre oiseau, car on ne dérange jamais un éleveur sérieux, même le dimanche, pour lui demander un précieux conseil, ce que l'animalerie ne pourra vous garantir...